​​ Témoignages

Une stagiaire de notre formation à Ndoudgué 

​Session de formation à la communication radiophonique de Ndoungue (Cameroun) (novembre/décembre 2014)
​ Je ne saurais donner mes impressions sans dire merci au Seigneur qui, dans sa grâce, s’est souvenu du peuple de Ndoungue en permettant qu’une station de radio soit installée ici. Ce qui permettra le développement de la région.
Je suis reconnaissante d’avoir été comptée parmi les stagiaires en vue de la préparation de “Radio Béthanie”, installée sur le campus de la Faculté de Théologie Protestante. En effet, cette formation vient combler un vide dans ma formation théologique. Elle est aussi l’exaucement de mes prières car j'avais le désir de me former en communication pour bien transmettre la parole de Jésus-Christ qui est la bonne nouvelle du salut.
Je suis très heureuse des enseignements des pasteurs Joël Baumann, Charles Guillot et Alphonse Teyabé. Nous les remercions car nous leur devons beaucoup. Je suis comblée : je ne peux pas citer tous les modules qui ont été traités mais je sais que je serai plus capable pour faire la communication de l’évangile. Par exemple pour écrire des articles, faire des interviews, organiser un débat à la radio.
Je supplie le Seigneur pour qu’il déverse ses bénédictions sur ses serviteurs afin qu’il aient toujours du zèle et de la disponibilité.
Revenez ! On n’a jamais fini d’apprendre .
Nadine Kenfack Bogning.  Décmbre 2014

Quelques auditeurs attentifs:


​ C'est avec joie que je viens de découvrir vos enseignements sur la radio. C'est un ami en Christ qui m'en avait parlé. Je suis heureux de suivre cet enseignement par le moyen de la radio. C'est comme si nous n'étions que deux, vous et moi et vous me donnez des conseils d'un père dans la foi. A suivre vos enseignements, on ne dirait pas que c'est un programme de la radio, mais Dieu qui parle à son fils.Que Dieu soit loué ! 
Pourquoi vous ne les passez pas tous les jours à la radio et même deux fois par jour ?"
  Jean-Pierre Yao
*" Pasteur, j'aime beaucoup écouter les messages à travers la musique, ce qui fait que j'ai toujours des CD de musique avec moi dans mon bureau, dans ma voiture, à la maison et même quand je suis couché. J'aime vraiment chanter, louer le Seigneur sans arrêt.
Mais depuis un moment, j'ai un peu changé par rapport aux enseignements que vous donnez, Il y a deux semaines, un de mes amis m'avait demandé d'écouter une fois votre émission. Mais moi, sans aucune bague, je ne veux sauter aucun de vos enseignements. Car, à vous écouter, c'est tout comme quelqu'un de la part de Dieu qui est seul avec moi et qui me conseille ou m'éclaire sur des choses que je ne sais pas bien. Pasteur, je veux être votre élève. Merci ! ​​
Darius

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POULET  BICYCLETTE  OU  POULET  TELEVISION ? 

Et voici une histoire vraie (hélas !)

C’est une spécialité du Burkina Faso ! La première fois que j’en ai mangé  - il y a bien longtemps… en 1989 je crois, au retour d’une tournée dans le sud du pays -  c’était avec un de mes amis qui avait arrêté sa voiture à Ouagadougou devant un magasin dont la tenture, pour se protéger du soleil, portait en grandes lettres cette inscription : « Poulet bicyclette et poulet télévision à toute heure » ! J’étais intrigué et je crois qu’on l’aurait été à moins !

Au Burkina, on appelle ‘poulet bicyclette’ celui qui a été élevé en plein air, qui a couru au grand soleil et galopé au bon air. C’est donc un poulet sportif, qui a couru, sauté… et fait du vélo par conséquent ! Donc, le « poulet bicyclette »,  c’est le bon poulet de ferme : On vous le sert rôti sur un feu de bois, joliment découpé en morceaux. Un régal !

A côté de ça, le « poulet télévision » fait pâle figure ! Ce n’est autre que le poulet d’élevage qui a grandi dans un poulailler et qui finit sa vie en tournant sur la broche d’une rôtissoire. Puisque « çà bouge », c’est comme à la télé !  C’est logique n’est-ce pas ? …

En décembre dernier, je me rendais avec le pasteur Etienne Kiemdé du Burkina Faso, à Fada N’Gourma, dans l’est du pays, près du Niger pour conduire un séminaire et inaugurer la 8° station du réseau « Radio Evangile Développement ». Nous avons fait halte dans un « maquis » (petit restaurant au bord de la route) et puisqu’il faut du temps pour préparer un bon ‘poulet bicyclette’, Coca Cola nous a aidés à attendre sous 37°.  Arrive le poulet : une merveille ! Et nous lui avons tellement fait honneur que, quand la serveuse est venue desservir, elle n’a emporté qu’un plat rempli des os du fameux poulet ! 

Mais, horreur, ce plat lui a été rapidement arraché des mains par une dizaine de jeunes enfants, heureux de se régaler avec nos restes…  Insoutenable ! Quelques jours plus tard, un soir, nous mangeons à nouveau du poulet bicyclette. A nouveau, une vraie merveille ! Et à nouveau quelqu’un pour faire place nette à la fin du repas : un vieillard, misérablement vêtu, qui a fait disparaître nos restes dans le sac qu’il tenait à la main… Encore insoutenable !

7 heures du matin, petit déjeuner dans un autre "maquis". Des gamins d’une dizaine d’années traînent par là : ils guettent le départ des clients. Dés que l’un d’eux quitte sa place, l’un des gamins court vérifier s’il reste encore quelque chose à boire dans la tasse, ou une croûte de pain ‘oubliée’ sur la table… Toujours insoutenable !

Mais, quand je me suis étonné, on m’a dit que c’est l’habitude, … qu’il ne faut pas s’en faire,… qu’ainsi rien ne se perd… et puis Jésus a bien dit qu’il y aurait toujours des pauvres et qu’on les aurait toujours avec nous… Alors, en effet, pourquoi s’en faire  ? Oui, c’est vrai : pourquoi s’en faire ? Pourquoi  ?

Parce que l’amour ne se dit pas seulement mais parce que l’amour se vit.

Parce que Dieu a enlevé notre cœur de pierre et l’a remplacé par un cœur de chair.

Ces brèves expériences  - et quelques autres du même style -  m’ont conforté dans la vision du ministère à accomplir par les programmes des radios évangéliques :

·         non seulement proposer le message de l’évangile pour le salut de l’âme

·         mais présenter aussi des solutions pour améliorer la vie des gens et arrêter de faire d’eux des poubelles !

L’Evangile à la radio n’est plus seulement une belle parole importée du riche occident: les animateurs de nos programmes sont sur place, vivent au milieu des gens à qui ils parlent au micro, connaissant leur vrai quotidien. 

Et ça change tout !

Comme on est loin, très loin, de la question de ce pasteur (blanc et français !) au cours d’un comité missionnaire : « Quand allons-nous arrêter de dépenser nos sous en Afrique ?» 

 Charles Guillot

Un mot du pasteur Etienne Kiembé, directeur du R.E.D à Ouagadougou

Radios Ébène :  Vous dites qu ‘en Afrique, la radio c’est le top pour la diffusion de l’Evangile !  Pourquoi ?

Etienne K. Parce que, maintenant, c'est encore possible !  Sur ce continent, par la radio, on peut atteindre tout le monde : quand il n'y a pas d'électricité́, on utilise des piles qu'on vend partout. Les gens apprennent ainsi les nouvelles car ils ne peuvent pas tous lire le journal : beaucoup ne savent pas lire. A l'école, il y a jusqu'à 100 enfants par classe, ce qui explique certaines lacunes dans l'éducation scolaire.
Radios Ébène :  Et pas besoin de savoir lire pour écouter la radio !
Des milliers de femmes, d'hommes, de jeunes et de gens plus âgés ont ainsi entendu les messages qui ont changé leurs vies.
Un auditeur écrit : « Je me suis converti en prison. Quand vous parlez, je sens que vous êtes à côté de moi pour me donner des conseils. Je regrette d'avoir été escroc, ce qui m'a jeté en prison. Je regrette d'avoir péché et je promets, au nom du Seigneur, de me conduire dignement si, un jour, le Seigneur me permet de sortir ». (Bénin)
 Radios Ébène :  Comment ?
Tout s'apprend ! On apprend à marcher, à parler, à faire du vélo, à conduire une voiture... On apprend aussi à ‘faire de la radio'. Les Africaines et les Africains qui en ont envie peuvent se former : ils prépareront ensuite les émissions. C'est à eux que revient ce travail. Ce sont eux qui connaissent les habitudes des gens de leur région, qui ont le vocabulaire adapté pour parler. Ils sont chez eux ! C'est leur radio (pas celle des blancs...) !
Radios Ébène :  Formation ?
Des séminaires de formation sont mis en place par l'association « Radios Ébène », animés par des formateurs chrétiens (une équipe technique, bénévole et internationale).
Ils viennent d'Afrique et d'Europe et répondent ainsi aux demandes de créations de stations de radio. Tout faire pour annoncer l'Évangile de Jésus-Christ et ses implications de développement social !
Radios Ébène :  Où ?
Dans les 14 pays francophones de ce continent... et, en plus, nous voulons soutenir la construction de nouveaux émetteurs !
Radios Ébène :  Au plan matériel ?
L'installation d'une station de radio FM représente chaque fois un véritable défi. Assistance technique et mobilisation de fonds sont indispensables pour construire et mettre en place une station fonctionnelle: local adéquat sécurisé et climatisé, matériel d'enregistrement numérique, studio, émetteur, pylône, antennes... et plus encore pour que « çà marche » !
Merci d'avance de nous soutenir dès maintenant dans la mise en place de ces stations de radio en Afrique. Merci de prier pour la protection des personnes et des projets.